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Bonjour à tous,

Je vous retrouve ici pour le deuxième volet de nos aventures en Amérique Centrale, à l’occasion de notre voyage au Panamá quasiment un an jour pour jour.

Je vous l’expliquais nous y avions passé un peu plus de deux semaines à l’occasion des fêtes de fin d’année là où mes parents habitaient.

Mais ça a aussi été l’occasion pour le Doc et moi de nous faire notre mini-lune de miel au soleil, en s’éclipsant 4 jours à l’autre bout du pays pour une escapade en amoureux.

Nous rêvions alors de belles plages, de farniente et d’eau turquoise (une première pour nous). C’est donc ce qui nous avait décidé à réserver un Hotel sur une île de Bocas del Toro.

Pour y accéder nous n’avions par contre pris aucune mesure à l’avance, comptant sur le fait d’être sur place pour y avoir les meilleurs prix/conseils. Or c’est là que nous avons eu notre première surprise. Alors que nous pensions que la période était propice pour y aller sans s’inquiéter de trouver une place sur une ligne intérieure, le 25 tous les vols étaient alors complets ! Nous avons donc opté pour faire l’aller en bus et le retour en avion.

Et le trajet en lui-même nous a terriblement fait mériter notre île, puisque nous avons commencé par 10h dans un bus très bien équipé certes, mais attention là encore les travers américains ressortent avec une climatisation à fond les ballons ! On aurait dû se méfier en voyant les passagers en sweat/plaid, alors que nous avions nos petits t-shirts ridicules (et rien pour se couvrir évidemment).

Et la première partie du voyage pour sortir de Panamá City n’a pas été sans stress, avec une façon de conduire disons très sportive…et nous cramponnés à nos ceintures de sécurité !

Le reste du trajet s’est fait de nuit et nous avons pu « dormir » un peu sous une de mes jupes longues. L’arrivée se faisait alors vers 5h30 à un arrêt de bus complètement paumé et des taxis qui nous attendent pour nous conduire à la station de bateaux.

Le prix du billet de bus comprend celui du bateau, il suffit seulement de se présenter au guichet, mais il y a ensuite une navette par heure et premiers arrivés, premiers servis. Heureusement nous avons pu être placés sur celui de 7h et nous avons attendu notre heure et demie dans ce hall, devant une émission de karaoké local, dévorés par nos premiers moustiques.

Et viens l’heure de monter dans le bateau-taxi avec les 13 autres passagers, leurs valises et…une machine à laver! Mon niveau d’insécurité était alors plutôt élevé mais j’étais rassurée de m’imaginer arriver environ cinq minutes plus tard.

Sauf qu’en réalité c’était bien 30 minutes de bateau, dans un premier temps dans la nuit noire sur une grande étendue d’eau avec des remous (et possiblement des crocodiles dans mon esprit). Autant vous dire que le fait d’avoir un gilet de sauvetage comme seul compagnon n’était pas DU TOUT rassurant pour moi.

J’ai pourtant su à grande peine apprécier le lever de soleil le plus spectaculaire de ma vie. Les couleurs du petit matin se reflétaient sur la surface lisse de l’étendue d’eau qui nous entourait, ce qui nous donnait l’impression que ciel et mer se confondaient à un tel point qu’ils ne formaient qu’un seul élément. On découvrait alors peu à peu les îles vierges autour de nous qui émergeaient presque du ciel lui-même.

Et soudain l’espoir…on aperçoit enfin la terre promise avec les bâtisses les pieds dans l’eau. Les couleurs, les pilotis et les autres bateaux amarrés étaient alors le signe de notre délivrance prochaine.

Nous sommes donc arrivés sur l’île principale de l’archipel de Bocas del Toro, la isla Colón (qui tire son nom du fameux Christophe Colomb). Nous avons commencé par parcourir de bon matin les ruelles du centre-ville jusqu’à l’ouverture du premier Breakfast café pour déguster nos délicieux pancakes et fruits frais.

Nous avons ensuite décidé de rejoindre à pied notre hôtel qui était selon nos indications plus excentré sur l’île par rapport au centre même. Sauf qu’entre-temps nous avons eu une véritable pluie tropicale qui s’est abattue tel un rideau sur nous.

Après de très longues minutes d’attente à l’abri et ne voyant aucune amélioration à l’horizon, nous avons opté pour l’option du taxi. Et finalement il se trouve que c’était bien la meilleure des idées, puisqu’en fait notre hôtel se trouvait bien plus loin que nous ne le pensions, perdu au bout d’un chemin défoncé longeant la côte. Heureusement les taxis locaux sont en réalité des 4×4 équipés d’énormes roues (mais pas toujours les suspensions qui vont avec ahah!!).

Mais finalement nous n’avion pas eut tellement l’occasion de regretter notre choix puisque l’établissement Playa Bluff Lodge offre quand même toute la quiétude que ne disposent pas forcément les hôtels du centre de Bocas Town (surtout qu’il y a une sacrée une vie nocturne).

Et s’endormir au son de la forêt avec comme compagnie le chant des oiseaux et celui des roulis de vagues c’est vraiment magique.

Notre programme sur place a ensuite été à la hauteur de nos attentes : du calme, des Piña colada délicieuses (et vraiment très très peu chères) et du soleil. De quoi apprécier un tout autre rythme de vie !

Niveau transport nous avons finalement trouvé notre équilibre en alternant la navette entre notre hôtel et le centre (moins cher forcément) et les taxis pour rentrer les soirs.

L’île est un lieu touristique évident, avec une population tournée quasiment exclusivement autour de ce secteur. Ce qui fait notamment que beaucoup parlent anglais (nous voulions pourtant saisir l’occasion pour pratiquer notre espagnol), que les produits dans les supérettes sont assez américanisés aussi, et pour finir qu’ils ont pour l’occasion construit un petit hôpital sur l’île. Cela nous a d’ailleurs souvent mis mal à l’aise parce que toutes ces démarches ne rentrent pas du tout dans le cadre de notre mentalité à la ville, autour notamment du respect des cultures.

Ce lisage culturel au nom du tourisme, nous l’avons aussi constaté par rapport au nombre de bars et restaurants important, et au fait que cela peut s’avérer parfois compliqué de trouver une carte qui n’est pas trop occidentalisée (qui semble d’ailleurs augmenter paradoxalement les risques d’une intoxication alimentaire avec une chaine du froid approximative).

Une mention spéciale cependant pour le Buena Vista qui en plus d’une carte et des produits excellents et frais, sert les cocktails sans pailles pour des raisons de préservation des espèces marines. Niveau spécialité locale je recommande à 100% les platanas (à base de bananes plantains) que j’ai adoré sous toutes ses déclinaisons, et qui servent souvent d’accompagnement au même titre que des pommes de terre par exemple.

Il est d’ailleurs recommandé de préférer les poissons et fruits de mer pour une logique de fraicheur des produits! Je confirme qu’il n’y a pas de vaches sur l’île, ce qui signifie qu’un steak est forcément venu par avion (ou par bateau mais là ça serait mauvais signe) et la chaleur sur l’île met potentiellement en péril la procédure de chaîne du froid…

Et pour finir sur le sujet gustatif, notre comparatif de Piña colada donne le meilleur rapport qualité/prix à son voisin El Pirata avec un prix d’appel Happy Hour à 3 dollars le verre seulement !!

Pour notre dernière journée nous avions décidé de faire l’un des tours proposé par différentes compagnies (même si cela exigeait de devoir reprendre le bateau) afin de découvrir les îles aux allants-tour. Le départ se fait le matin et le programme propose d’aller sur les différents spots de l’archipel pour y découvrir successivement les dauphins à San Cristobal, les paresseux dans leur habitat naturel près de Punta Vieja, la plongée avec masque et tuba à Cayo Coral, les milliers d’étoiles de mer au large de la isla Popa, et les plages de sable blanc de Cayos Zapatilla…

Tout un programme! J’avais très peur que ce type de tour soit très invasif, et finalement il y a une forme d’éthique qui assure un minimum de tranquillité aux animaux que l’on va voir.

Déjà il n’y a pas de garantie absolue de voir ces animaux, il est précisé que parfois il est possible qu’aucun ne soit aux abords des îles près desquelles nous naviguons (ce qui est rassurant puisque cela veut dire que personne « ne fait en sorte » qu’ils soient présents).

Ce sont donc leurs habitats naturels auxquels nous accédons par bateau sans accoster sur leur milieu de vie, ils n’ont pas été déplacés pour notre plaisir, et j’ai noté que les guides veillaient bien à ce qu’ils ne soient pas touchés ou nourris par l’homme. La seule perturbation gênante, sur laquelle j’aurai des choses à redire, reste sûrement l’utilisation de moteur à essence et les risques de contaminer l’eau et l’air de ces espèces. J’ai toutefois noté qu’ils veillaient à éteindre les moteurs pendant les longues minutes d’attente ou d’observation pour limiter la perturbation (bon et on ne va pas se mentir aussi pour économiser l’essence…).

Je reste donc partagée, mais largement moins révoltée à ce sujet que pour des parcs ou zoo comme les Marineland par exemple.

Et au final c’était notre plus belle journée du séjour, pleine d’émotions, de rencontres (nous avons parlé avec d’autres touristes du groupe), et nous avons pris les plus gros coups de soleil de nos vies!!

Une recommandation seulement, ne mangez pas au restaurant prévu lors de l’étape à Cayo Coral, le Doc y a découvert (à retardement) les joies de l’intoxication alimentaire au poulet (quelle idée aussi) ce qui n’a pas facilité notre départ de l’île et le voyage en avion le lendemain. Heureusement le trajet était beaucoup plus court qu’à l’aller…

Et c’est bien sur cette note grotesque que notre séjour s’est terminé! La suite vous la connaissez si vous avait lu mon article sur la découverte du Panamá, nous avons fait le nouvel an et le reste du voyage à Panamá Pacifico.

J’espère que ces articles vous auront plu, et de mon côté j’attends avec impatiente la prochaine opportunité de visiter un nouvel endroit et vous emmener avec moi évidemment.

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2 commentaires sur « Escapade à Bocas del Toro »

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