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Bonjour à tous,

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous sommes rentrés des USA et nous ne sommes pas repartis en voyage depuis.

Et pour ne rien vous cacher cela me manque beaucoup. C’est un petit peu un record, parce que depuis que j’ai quitté la maison parentale j’ai fait en sorte de partir toujours avec mes petits moyens pour le transport (bus, train, covoiturages, avion low-cost) ou le logement (auberges de jeunesse, airBnb, couchsurfing).

Tout cela pour avoir la chance de découvrir d’autres cultures, d’autres villes et j’adore ça ! J’ai eu l’occasion de parcourir des musées d’Europe géniaux, visiter des monuments historiques en vrai, déguster des spécialités locales diverses et tout ça en prenant des milliers de photos pour moi, pour ne pas oublier et pour avoir des jolies choses à partager avec mon entourage.

Et puis cette semaine je me suis replongé dans mes souvenirs, et j’ai retrouvé mes premiers pas avec mon nouvel appareil de l’époque (qui est toujours mon actuel Olympus Pen 8). Je constate d’ailleurs une meilleure maitrise maintenant, ce qui est plutôt rassurant en un sens.

Les photos ne sont pas aussi abouties que celle de mon dernier voyage, mais finalement je ne suis pas à la cherche d’une performance absolue et mon envie d’écrire autour de ce voyage est plus fort…

Tout d’abord pour situer le contexte, nous sommes partis le Doc et moi le 22 décembre 2017 pour rejoindre pour les fêtes ma famille installée alors depuis peu au Panamá. Nous devions y rester un peu plus de deux semaines (et Polka nous attendait à notre retour!!), et nous avions prévu de s’éclipser quelques jours entre amoureux histoire de profiter de notre lune de miel au soleil de Bocas del Toro.

J’ai donc commencé par prendre l’avion avec un de mes frères (celui resté en France pour ses études) et nous avons atterri sous une chaleur écrasante plusieurs heures plus tard.

Encore équipés de nos gros pulls français et de notre niveau scolaire d’espagnol, il a déjà fallu commencer par l’épreuve des douanes. Et pour le coup la signalétique de l’aéroport n’est pas la plus efficace que j’ai eu l’occasion de découvrir, mais nous avons malgré tout réussi à tous nous retrouver.

Notre première impression du pays fut donc de nuit, sur le trajet de retour vers la maison que louait ma famille à Panamá Pacifico. Nous avons pour se faire traversé Panamá city et ses fameux buildings très américains, qui s’étaient parés de leurs habits de lumières…

Au réveil du lendemain, en ouvrant les volets là j’ai découvert de mes yeux la carte postale que j’avais dans la tête: un grand soleil, des palmiers, de la végétation luxuriante entourant de charmantes maisons pavillonnaires. Tout sur le papier semble alors idyllique et plutôt loin des échos que m’avaient donnés mes parents de leur nouveau pays d’expatriation.

Nous avons dans un premier temps profité du temps ensemble en se prélassant au soleil (qui nous manque toujours en hiver en France il faut bien l’avouer). Et c’est vraiment un luxe de pouvoir être en tenue d’été en plein mois de décembre…

Entre deux trempettes nous avons eu l’occasion de manger une sélection pointue des aliments préférés trouvés dans les supermarchés les plus proches.

Et c’est même un premier avant-goût inattendu de la dualité qui tiraille le pays avec d’un côté des produits 100% américains qu’aucun Target ne jalouseraient, et de l’autre des produits locaux délicieux achetés directement au producteur au marché. Et cela commence déjà par une question de proportions des parts, qui s’achètent beaucoup en gros volume, ou alors protégé par une abondance d’emballages ridicule. De leur côté les fruits et légumes exotiques apportent aussi leur lot de gigantisme, par exemple les avocats n’ont rien à voir avec les Californiens que nous trouvons sur nos étales en France…ils font au moins deux fois leur taille !!

D’ailleurs nos premières sorties ont aussi concerné nos estomacs, puisque nous avons pu aller acheter les ingrédients de nos futurs repas de Noël, découvrant notamment les couronnes briochées énormes qui semblent être une tradition locale des fêtes.

Le matin du 24 nous avons d’ailleurs pu découvrir le Mercado de Abastos, qui est l’un des marchés où les locaux s’approvisionnent en fruits et légumes notamment. Et c’est d’ailleurs l’assurance de ne trouver aucun fruit réfrigéré (et donc avec une meilleure conservation). Le sol est de terre battue et les hangars de tôle laissent présager, même à 9h du matin qu’il peut rapidement y faire une chaleur insoutenable. Ça sent le sol et le fruit macéré, mais les produits y sont d’une qualité inégalable à mon sens (il vaut mieux bien les laver tout de même). Je n’avais jamais vu autant d’ananas rassemblés en un même tas, et les prix défient toute concurrence! Étonnement il n’y avait presque personne, nous avons mis ça sur le compte des préparatifs du réveillon. Chose étonnante, beaucoup de commerçants nous ont été particulièrement charitables avec nous, nous offrant parfois des légumes en plus, etc… Nous en avions déduit que c’était parce que nous étions la veille d’une fête de famille et que nous faisions finalement plaisir à voir tous les 6, bras dessus-bras dessous.

Par contre c’est aussi le premier endroit où j’ai découvert une forme finalement très ordinaire de harcèlement de rue, avec une imprégnation culturelle très forte des compliments gratuits sur mon physique ou celui de ma mère par différents marchands que nous avons pu croiser. Ça m’a vraiment fait un drôle d’effet, et je me suis rendu compte que les mentalités à ce sujet ont quand même vraiment évolué ces dernières années en France.

Et finalement c’est en repartant vers la maison que nous avons pris notre première vraie claque sur le Pays, en étant confronté à des habitations dans des états calamiteux.

Et c’est bien à mon sens le versant caché derrière ces constructions luxueuses, ces grattes-ciel qui côtoient sans gêne des bidonvilles, des gens qui vivent sur la taule directement, ou bien dans des immeubles insalubres. Cette opulence visant à imiter le modèle américain n’est finalement qu’une mascarade. C’est pour moi le symbole extrême même du cynisme insoutenable des différences entre les très riches (qui créaient ces tours parfois vides pour défiscaliser sans peine) et les très pauvres qui n’ont d’autres choix de survivre faute de mieux.

Et c’est malheureusement le constat que je n’ai pu cesser de me faire durant tout le reste du séjour.

Et je n’ai pas arrêté de me battre avec cette idée qu’il ne faut pas non plus plaindre la population ou même tenter une ingérence presque colonialiste sur le système de fonctionnement du Pays. Mais c’est vrai que j’ai vraiment été désolée d’apprendre que le Canal faisait gagner des milliards d’euros par an, et pourtant les routes sont globalement dans de très mauvais états par exemple. J’ai ainsi eu l’impression d’assister à une anesthésie générale de la population par des centres commerciaux flamboyants, au lieu d’une réelle préoccupation de l’amélioration des conditions de vie.

Et pour moi ces considérations sociales vont même plus loin, puisque cela pourrait également avoir un impact positif sur l’écologie notamment. Ce point épineux fait aussi partie des mes grandes découvertes/désillusions sur le Pays, pourtant voisin du Costa Rica tellement plus en avance sur la protection de la nature et des ressources naturelles. Au Panamá, il y a notamment un sérieux problème d’éducation et de gestion des déchets, et c’est vraiment triste d’arriver en pleine nature et de découvrir des décharges sauvages d’ordures un peu partout.

En ce qui concerne les transports en commun, il n’y a pas de compagnie « ombrelle » pour les réseaux de bus urbain, ce sont les chauffeurs qui sont eux-mêmes propriétaires de leur véhicule (souvent hauts en couleurs) qui se chargent de faire la distribution…ce qui en fait une science assez hasardeuse au bout du compte! Par contre en ce qui concerne les compagnies de bus pour parcourir le Pays (suite au prochain épisode), le service est vraiment plus fiable.

Malgré tout, j’ai quand même su apprécier plusieurs attractions touristiques qui rendent parfois justice à un rayonnement culturel de Panamá. Je pense notamment au charme de Casco Viejo, à Panamá City avec des superbes façades colorées aux airs cubains, abritant des cavernes au trésor d’artisanat local. La vieille ville historique porte les stigmates du temps, mais des travaux de rénovations laissent à penser que ces vieilles bâtisses au fort potentiel touristique n’ont pas laissé insensibles les bonnes personnes. Là-bas il y a de quoi faire avec des restaurants et bars vraiment sympas (avec souvent une ambiance musicale tout aussi colorée que les murs qui les accueillent). De la Plaza Bolivar, en passant par la Plaza de la Independencia, jusqu’à la Plaza Francia, il est facile de circuler à pied entre les dédales de ruelles étroites.

Pour la petite anecdote, nous avons eu la chance exceptionnelle de pénétrer dans un quartier sous haute protection de Casco Viejo, puisque c’est là qu’habite le président du Panamá. Cette aile de la ville est habituellement inaccessible au commun des mortels hors autorisation, mais notre première visite des lieux ayant lieu le 25 décembre, il est de tradition d’ouvrir l’accès pour que l’on puisse aller prendre une photo devant le sapin de la maison présidentielle! Étonnant non?

Côté musées nous avons visité celui du fameux Canal (dont la visite s’achève sur une terrasse offrant une vue plongeante sur les écluses) qui fait alors beaucoup plus traditionnel que le très coloré Biomuseo à l’architecture définitivement moderne qui tranche dans le paysage. Ce musée de la biodiversité se trouve dans le quartier de plaisance de Panamá City et c’est l’endroit tout à fait conseillé pour une balade agréable à vélo.

D’ailleurs il faudra s’éloigner davantage de la ville (1h30 environ de Panamá Pacifico) pour trouver une jolie plage de sable fin où pique-niquer. Attention cependant au soleil surtout à cette époque de l’année, et même si le temps peut être très changeant, les nuages ne protègent pas toujours des rayons.

Un de mes meilleurs souvenirs restera le réveillon du 24, puisque nous avons eu des invités exceptionnels à notre table. En effet nous avons eu la chance de rencontrer des français alors en escale de leur Tour du Monde (avec leurs 2enfants). Cela faisait déjà 2ans qu’ils voyageaient, et j’étais toute fébrile de recueillir leurs ressentis sur les étapes traversées. Après avoir fait une bonne partie du Globe en sac à dos seulement, ils ont par la suite opté pour le voyage en Camping Car pour le continent Américain (en commençant pas le Sud). Ce genre de rencontre vraiment forte marque et j’étais heureuse d’avoir partagé ça avec ma famille par dessus le marché.

Nous avons par la suite bouclé l’année en beauté par un autre très beau moment, en reprenant une tradition visiblement locale de lancée de lampions de papier dans le ciel. On se serait cru dans le film de Raiponce, et c’était vraiment beau de voir tout le voisinage participer et laisser ainsi s’échapper ces lumières haut dans le ciel jusqu’à disparaitre dans l’immensité…

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3 commentaires sur « La découverte du Panamá »

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