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Bonjours à tous,

Aujourd’hui j’aimerai vous parler du vrai bijou qu’est L’âge d’or de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil (édition Aire Libre référencée chez Dupuis).

Il s’agit ici de mon gros achat livre « du mois » que j’ai surtout décidé d’étaler symbolique sur deux mois vu le prix d’achat (je fixe les règles ok?!) de 32€. J’ai conscience que cette introduction n’est sûrement pas flatteuse pour ce livre, mais bien qu’il déroge à plusieurs de mes règles jusqu’alors établies, j’ai quand même choisi de l’acheter, et comme j’ai eu raison !

Lorsque j’ai pris la décision, il y a plus d’un an, de m’offrir un livre spécial mensuellement, je voulais jusqu’alors privilégier des ouvrages uniques et si possibles offrant sans équivoque une histoire clef en main. 

Je m’étais alors promis tacitement de ne pas tomber dans la folie des sagas d’où je savait mon porte-monnaie ne s’en tirerait pas sans mal. Je ne voulais pas tomber un peu plus à chaque nouvelle parution dans les abysses d’une intrigue qui nous enchaine et nous oblige à toujours acheter la suite, la suite, la suite…

Pour finalement être aliénée d’une volonté toujours haletante de savoir un peu plus où l’action mène les personnages, et de finalement suivre le principe piégeur d’une série qui tient le lecteur en haleine, en attente dans un sentiment perpétuel d’inachevé (oui je me suis déjà fait prendre une fois mais pas deux). Bref en somme, je ne tenais pas à être dépendante…

Et pourtant cet ouvrage est bien le premier volume (édifiant) de ce qui semble être le début d’une croisade héroïque à laquelle je viens malgré moi de signer.

Et ce qui m’a attrapé c’est tout d’abord les couleurs. Oui tout comme un insecte incapable de résister à ses instincts face à l’éclat d’une ampoule, j’ai foncé tête baissée vers ce livre qui graphiquement est exceptionnel.

Le travail de colorisation est dingue et les palettes sont savamment choisies, ce qui  dépoussièrent à coup sûr l’idée d’un Moyen-Age triste et sans saveur, tout en reprenant le principe des tapisseries médiévales et l’ouvrage des ornements.

J’ai également été séduite par le trait des personnages et toute la subtilité qui a été mise dans le Character Design. Les décors et motifs suivent d’ailleurs la même lignée avec une grande richesse et une certaine poésie.

Pour ce qui est de l’histoire, j’ai bien aimé les éléments de modernité apportés et l’écho sur les enjeux des droits sociaux du peuple, le questionnement sur la politique des minorités opprimés par les élites aveuglés par la cupidité et le rang social. Le tout éclairé de touches d’humour du point de vue des gueux, sur l’absurdité du système féodal mis en place à l’époque.

Et bien entendu j’ai aussi aimé que le rôle de la femme soit davantage mis en valeur. L’intrigue concerne notamment une héritière particulièrement concernée par sa prise de poste, qui découvre au grès de sa fuite une société secrète installée au coeur des bois où ordre social n’existe plus et où les femmes sont autosuffisantes. Concept intéressant résumé sous la coupe d’une phrase tirée du livre « [la nature] a doté les hommes d’une violence dont les femmes doivent se protéger » ; ce qui sonne étrangement contemporain, notamment en faisant le parallèle avec les nombreuses marches contre les violences sexistes de ce dernier weekend…?!

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3 commentaires sur « Mon Livre du mois #6 »

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