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Bonjour à tous,

Cela faisait un moment que je n’avais pas parlé de livres par ici, du coup j’ai décidé de rattraper mon retard en vous faisant un topo sur mes coups de coeur de ces derniers mois. Alors accrochez-vous on part sur la présentation de 4 ouvrages super cool.

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Je vais commencer par mon chouchou de Mai dernier, L’air de rien de Aude Picault (édition Dargaud) qui se présente comme un recueil de saynètes mettant en avant les petites absurdités du quotidien.

Il n’y a ici pas d’histoire filante, ni spécifiquement un personnage que l’on suit, juste des sketchs à l’humour grinçants…un régal ! Pour ma part j’ai été biberonnée aux bandes dessinées de Quino que mon Papa avait dans sa bibliothèque, ce qui explique sûrement ma sensibilité au côté absurde et satirique de ce genre de regard. En résumé j’ai aimé le côté madeleine de Proust de cet humour et surtout la vision du monde de la géniale Aude Picault.

Pour la petite histoire quelques temps plus tard, j’étais chez ma belle soeur qui lisait Idéal Standard, et je me suis retrouvée avec une étrange impression de déjà-vu vraiment plus que troublante sur une péripétie qui arrive au personnage principale. Et c’est finalement deux jours plus tard à la maison que j’ai eu la révélation…en fait il se trouve que c’est aussi Aude Picault qui a écrit cette bande dessinée !! Et c’était effectivement bien une scène présente aussi dans L’air de rien, ouf je ne suis pas folle !

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En Juin je me suis plutôt dirigée vers un autre style de récit, avec Dryades de la belge Tiffanie Vande Ghinste (édition La Boite à Bulles).

J’ai beaucoup aimé le traitement des images effet carnet de croquis, avec des visuels dont on ressent les coups de crayons. La technique des aplats et du dégradé de gris met d’ailleurs beaucoup en valeur le fil conducteur de l’histoire qui lui est en couleur. Ainsi plantes et dessins sont les éléments qui animent l’amitié si spéciale entre les deux personnages féminins principaux.

Bon clairement le principe m’a tout de suite parlé  et je me suis pas mal retrouvée dans ces deux comparses qui essayent d’égayer le quotidien des gens par des actes de gentillesse. Si on ajoute à ça des motifs inspirants dans les visuels et une connotation féministe dans le récit, forcément je fini complètement amoureuse de ce vrai bijou (pourtant pas très connu).

Et oui on peut retrouver un message féministe dans la traque aux sorcières qui est instiguée par quelques frustrés de la réussite des deux amies (c’était d’ailleurs l’objet de podcasts très intéressants sur la rapport entre sorcières et féminisme que je vous conseille). Le pouvoir des femmes est l’objet des peurs intestines de la société depuis très longtemps, et cela dure encore !

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Des plantes toujours pour le livre du mois d’Août, avec cette fois un album classé jeunesse appelé Plantes Vagabondes de Emilie Vast (édition MeMo).

Bon déjà j’ai eu un coup de coeur immense pour la couverture hyper graphique, et puis le principe d’herbier vectorisé a fini de me séduire. Au sujet du contenu, j’ai appris plein de chose. D’ailleurs je me suis sentie un peu bête de ne pas vraiment savoir tout ça puisque ça paraît si « naturel ». Il s’agit principalement des différentes façons dont les plantes se reproduisent et « plantent » d’autres graines. Alors oui on a vaguement à l’esprit nos vieux cours de Biologie, mais est-ce que vous saviez que certaines graines sautaient littéralement? Moi non je dois l’avouer…et ça m’a rendu un peu plus attentive aux différents types de plantes sauvages lors de mes balades en forêt. En résumé enfants, adultes, ce livre est fait pour combler vos curiosités sur nos amies les plantes.

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Bon et en ce qui concerne mon livre du mois de Septembre, cela faisait longtemps que je n’avais pas aimé à ce point un roman graphique. Sincèrement je peux dire que celui-ci fait maintenant partie de mes oeuvres préférées ! Et c’est le si convoité Betty Boob de Vert Cazot et Julie Rocheleau (édition Casterman).

Je dis convoité parce qu’il me faisait de l’oeil depuis un moment, mais j’ai attendu de faire un passage au Gibert Jeune de St-Michel lors d’un de mes séjours parisiens pour enfin l’acheter (d’occasion du coup).

Et clairement c’est un coup de foudre pour le style de dessin, c’est exactement ce que j’aime et une source d’inspiration pour mes propres créations. Les postures et expressions des visages sont folles et il y a une finesse et une cohérence dans la mise en couleur qui rend l’oeuvre exceptionnelle à mes yeux.

Au sujet de l’histoire, on suit Elizabeth dans sa période de rémission post-mastectomie et tout ce qui l’amène à se reconstruire en tant que femme. La thématique m’avait déjà beaucoup touchée avec le si délicat film De plus belle de Anne-Gaëlle Daval avec Florence Foresti et Mathieu Kassovitz. Les deux récits explorent d’ailleurs une piste commune pour la reconstruction de l’image de soi, avec la pratique de l’effeuillage comme thérapie de réappropriation de son corps et de sa féminité.

Et là on en vient justement à l’argument clef qui ne pouvait que me faire basculer : la présentation de l’univers burlesque. Je suis fascinée par cela depuis des années, j’ai même dans une vie lointaine, exploré l’univers du Cabaret pour un projet personnel de court-métrage d’animation. La liberté, le body positivisme et la performance artistique complète, voici ce qui motive mon intérêt tout particulier pour cette discipline. Et c’est aussi ce qui « sauve » le personnage principal qui découvre ainsi que chaque corps est différent et beau, et qu’il n’y a rien de mal à s’aimer un peu (et se laisser aimer).

Une belle histoire avec très peu de mots mais des illustrations parfaites. C’est aussi une bonne satire du monde actuel qui souffre du poids des images et de la recherche du perfectionnisme jusque dans le physique. Là dessus il y a de bonnes scènes bien surréalistes qui donne une autre dimension à un récit au sujet finalement très terre à terre. Des braqueuses de faux-nichons, au contrat de vendeuse (très) abusif, il en reste un message assez fin malgré l’apparente absurdité   de ces parenthèses.

C’est mignon, c’est beau, c’est touchant, ça fait réfléchir…j’adore !

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