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Oh toi Philadelphie, tu auras toujours une saveur particulière dans nos esprits.

Tout d’abord parce que nous avons commencé par célébrer en ton sein une étape importante dans notre vie au Doc et à moi. Nous avons en effet fêté notre première année de vie de jeunes gens mariés, et à cette occasion nous avons décidé de prendre un peu de temps pour nous deux seulement, pour la première fois de ce voyage. Nous avons voulu avoir notre part de repos dans cette formidable aventure. Nous nous sommes offert une escale de luxe dans un contexte privilégiant la découverte (culturelle, sociale et artistique) à de réelles bonnes nuits de sommeil. Rien de trop brillant et somptueux, juste des sushis et un moment de quiétude. C’est sur cette note de douceur que notre séjour a commencé.

Je pense que vous aurez compris en parcourant les différents articles de nos étapes précédentes, nous faisons du couchsurfing pour des raisons économiques, mais pas seulement, il est vraiment important pour nous de pouvoir rencontrer des vraies personnes de la vraie vie, l’expérience touristique lisse n’étant pas forcément notre priorité. Ce moyen de partage nous avait jusqu’à présent offert beaucoup de moments exceptionnels et de belles rencontres. Et quand on part pour l’inconnu, ça fait complètement peur on ne va pas se mentir, donc partir pour un road trip de 5 semaines dans un pays immense en décidant de ne privilégier que ce moyen de logement c’est aussi se montrer plus vulnérables.

Pourtant cette fois à Philadelphie, nous sommes arrivés à notre premier vrai moment de doute et de déception. Nous sommes rapidement tombé (de très haut) de notre petit nuage pour finalement vivre notre pire expérience en matière de couchsurfing. D’un lit dans un hôtel, nous sommes littéralement passé à la moquette du sous-sol de notre couchsurfeuse ! Situation sans issues pour nous, qui avons dû y passer 3 (mauvaises) nuits, partageant la pièce avec deux jeunes allemandes en voyage, elles aussi victimes  de la situation. Cela aura au moins eu l’avantage de nous faire rire du ridicule de la situation.

Côté activités nous n’avons donc pas relâché nos efforts pour pouvoir quand même découvrir cette jolie ville, très vivante et pleine de possibilités. A l’image de Washington D.C, Philly comme ils l’appellent, possède un grand patrimoine lié à l’Histoire des USA, de ses instituons et de ses valeurs. Il y a par conséquent bon nombre de bâtiments d’époque superbement entretenus et exploités pour y accueillir musées ou autres fonctions officielles (par exemple le très connu Independence Hall, ou encore le Benjamin Franklin Museum). Le bâtiment qui l’illustre le mieux se trouve être d’ailleurs être celui que l’on ne peut pas vraiment rater si l’on se trouve au coeur du DownTown : l’Hôtel de Ville magistral d’où partent d’ailleurs 4 avenues clefs.

En parlant de cartographie, c’était d’ailleurs il me semble notre première expérience ici d’une ville complètement quadrillée (du moins la première dont je prenais pleinement conscience). Pratique pour se repérer dans l’espace et surtout si on a bien intégré la notion des abscisses et ordonnées, avec d’un côté des chiffres et de l’autre des noms. C’est d’ailleurs comme ça que sans grandes difficultés nous avons pu contacter pour la première fois 911 pour un début de feu entre la 8th et Filbert Street. Ce sont les pompiers de ChinaTown qui sont venu en moins de 2 minutes, on était vraiment impressionnés.

Mais en dehors de ce petit coup d’adrénaline, il est simplement bon de se promener dans les différentes rues de la ville avec l’oeil ouvert, toujours prêt à accrocher un petit coin sympa avec une façade très mignonne ou un coffee shop très charismatique.

Il y a parfois même un goût d’antan particulièrement cultivé comme pour ce marchand de glace incroyable, qui reste notre pépite du séjour. Pourtant rien ne nous destinait à y rentrer, mais c’est un drapeau géant qui a d’abord attiré mon attention, qui a fini par se concentrer sur cette boutique datant du 19ème siècle. The Franklin Fountain se trouve (et c’est logique) dans la partie de la vieille ville. Et tout ou presque y est authentique. Ici pas de carte de crédit, la vieille caisse enregistreuse donne le ton, accompagnée des recettes d’origine de crèmes glacées généreuses et servies en cornet ou dans des petites boîtes en carton (un modèle breveté typiquement américain qu’on avait vu passer au American History Museum de Washington D.C). L’énorme part de glace à la myrtille a su combler à merveille mon envie de sucré et nous réchauffer un petit peu le coeur.

Et du LOVE, on a su encore en trouver dans bien d’autres petites choses de la ville (et bien au delà de la sculpture si emblématique). Avec par exemple l’énorme et surprenant Reading Terminal Market, qui abrite un nombre impressionnant de stands de vente direct mais aussi de chouettes comptoirs où s’accouder, et ainsi pouvoir manger dans une ambiance tout à fait bon enfant.

Ou bien encore dans le Fabric Workshop & Museum qui est un lieu d’exposition assez génial qui propose de mettre en avant le travail plastique d’un.e artiste avec la mise à disposition de ses locaux pour une durée limitée. Cela permet d’explorer des univers et des thématiques autour de la recherche des matériaux avec des visions totalement variées. Seul bémol, il n’existe pas de fond permanent, mais la boutique offre un panel d’objets issus des recherches et collaborations précédentes et notamment un livre hyper complet des différents travaux exposés. Si c’est quelque chose qui vous intéresse comme moi, prenez vraiment le temps d’y jeter un coup d’oeil, c’est vraiment très inspirant. Ce moment m’a vraiment rappelé mes études en arts appliqués et notamment le bonheur de mon année de MANAA.

D’ailleurs pour continuer sur le thème des études (quelle belle transition), nous avons eu l’occasion de visiter l’université Moore qui se trouve avoir été la première école d’arts visuels fondée aux USA à destination des femmes. La tradition perdure et il était vraiment intéressant d’y découvrir l’exposition des oeuvres des élèves et d’y découvrir la politique d’empowerment des femmes qui y est prônée. La sororité (qui est si chère à mon coeur et dont je vous avais parlé pour le 8 mars dernier) y tient une part importante et j’ai été complètement séduite par les lieux. Cela m’aurait presque donné envie de me replonger dans des études.

Afin d’être quand même parfaitement juste et égaux (parce qu’au fond c’est bien ce qui m’importe), l’autre musée gratuit que nous avons visité pour faire aussi un peu plaisir au Doc n’était autre que le Science History Institute (1 point partout la balle au centre). L’exposition est certes modeste et manque peut être de rigueur dans sa composition et les liens entre ses différents pôles, mais ils possèdent néanmoins un certain nombre d’objets mythiques ayant apporté leur pierre à l’édifice des avancées scientifiques depuis l’époque des Lumières.

Pour finir comme nous avions commencé sur une note de poésie, nous avons été entrainés (sans y opposer une grande résistance) à l’intérieur de la cour d’un hôtel particulier le Morris House. On nous y a régalé d’une session de Jazz avec un duo de guitaristes, simplement éclairés par un ciel parsemé de petites guirlandes lumineuses. Et c’est les étoiles plein les yeux autour de nos verres que nous nous sommes finalement laissé bercer par la musique, juste ce qu’il faut pour tout oublier et juste profiter de la douceur d’une de ces merveilleuses nuits d’été.

La ville a donc malheureusement souffert du « syndrome de Washington » (comme on l’appelle avec le Doc), c’est-à-dire que la ville possède en soi tous les charmes dont on pouvait rêver avec un Downtown charismatique et des activités variées, mais un goût amer nous reste dans la bouche et nous n’avons pas pu profiter de la ville comme nous l’aurions voulu sans cette expérience assez désagréable en matière de logement.

En tout cas, cela ne nous empêchera cependant pas d’y retourner avec plaisir si l’occasion se présente à nouveau un jour.

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2 commentaires sur « Road Trip in USA #6 – Philadelphie »

  1. C’est super le voyage continue, malgré les problèmes d’hébergements rencontrés. Ce système permet-il de noter les personnes qui accueillent dans de mauvaises conditions ?
    J’ai toujours autant de plaisir à lire les articles et admirer les photos.

    J'aime

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