L’article sur le livre du mois a un peu tardé en mars, mais j’arrive ici avec une pépite à la fois drôle et super mignonne, il s’agit de la bande dessinée de Benjamin Renner Le Grand Méchant Renard.

C’est ma tante qui m’a offert cette édition sur laquelle j’avais terriblement louché chez elle. France Loisirs est à l’origine de cette version assez chouette avec 252 pages de bonheur et un ruban en guise de marque page (le détail qui fait toute la différence) pour un petit côté bel objet qui n’est pas sans déplaire.

En ce qui concerne l’histoire, je faisais partie de l’équipe « j’ai vu le film avant ». Le Grand Méchant Renard et autres contes est sorti en 2016, et j’avais parfaitement craqué en apprenant que Benjamin Renner et Patrick Imbert avaient aussi tous les deux travaillé sur l’adaptation d’Ernest et Célestine (vous vous en doutez, j’avais adoré).

Pour finir le film est très bien et reprend une bonne partie des scènes du livre. Mais bien évidemment vous vous en doutez, la bande dessinée reste un cran au-dessus avec des dialogues inédits vraiment drôles et des expressions de visage parfois hilarantes. C’est un peu le même rapport que j’avais eu en voyant puis lisant Persepolis de Marjane Satrapi. Une redécouverte de l’humour d’origine de l’auteur ! Et c’est bon…

Pour l’histoire, c’est aux antipodes du renard dans les fables. Un loup lui conseille de voler des œufs pour croquer les poussins (et manger autre chose que des navets), mais les petits finissent par croire que le goupil est leur maman.

Forcément les choses ne se passent pas comme prévu et j’adore le côté nullard du personnage principal qui est très attachant, et finalement les autres personnages de la ferme le lui rendent bien en étant assez bienveillants avec lui.

Ce que je trouve intéressant c’est aussi le parallèle avec les injonctions de masculinité que subissent les hommes : « Soit fort », « Ne pleure pas », « Ne montre pas trop tes émotions, ça fait faible ». Ces pressions sociales qui peuvent se révéler dures pour des hommes qui ne se retrouvent pas forcément dans ce modèle unique. (Entre parenthèses le féminisme n’est pas seulement utile qu’aux femmes).

Vous l’aurez compris, c’est en réalité un Grand Gentil Renard, ou une maman poule allez savoir.

(Oui c’est le Grand Méchant Chien qui est venu s’incruster pendant que je lisais.)

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